Fresh Perspective

Rogue Galaxy

le 30/01/2008 à 16h31

~ Coup de coeur vidéoludique ~

Suite à quelques évènements imprévus, l'inauguration de Fresh Perspective a été un peu retardée. Mais je suis bien décidée à ne pas abandonner mon idée! Me sentant une inspiration soudaine, j'ai décidé de vous brosser le portrait de mon coup de coeur le plus récent: Rogue Galaxy, sur PS2. Localisé dans nos vertes contrées il y a quelques mois, il s'agit du tout dernier bijou de Level-5, compagnie créatrice de la série Dark Cloud, et qui a également développé Dragon Quest VIII.

Le joueur incarne Jaster Rogue, un orphelin originaire de la planète désertique Rosa. Elevé par le prêtre Raul, il rêve de partir dans l'espace. Son rêve se réalise d'une bien étrange manière, lorsqu'un jour deux pirates le confondent avec un célèbre Chasseur dénommé Desert Claw, et l'enrôlent dans leur équipage sur ordre de leur captaine, Dorgengoa. A bord du vaisseau Dorgenark, Jaster part alors à la découverte de l'espace, visitant diverses planètes en quête d'indices sur le monde perdu d'Eden.

Bien qu'ayant acquis ce jeu il y a plus d'un mois, je n'ai commencé à y jouer que très récemment. Ce qui m'a décidée? Une démo qui tournait dans mon magasin de jeux vidéo favori. En effet, je n'ai rien à redire concernant les graphismes: Rogue Galaxy est un jeu de toute beauté! Level-5 se spécialise dans le cel-shading, technique portée à son paroxysme dans ce titre. La PS2 est poussée dans ses derniers retranchements, et régale le joueur de décors vastes et riches en couleurs et en détails. L'animation est très fluide, et l'ensemble ne souffre que de très peu de bugs graphiques (encore faut-il les remarquer). L'environnement est en 3-D, avec une caméra libre. La grandeur et l'étendue des mondes sont telles que l'on pourrait facilement se perdre (ce qui n'est pas sans rappeller Final Fantasy XII), mais une carte détaillée des environs se contruit au fur et à mesure de la progression du joueur. Par ailleurs, le jeu propose un système de points de sauvegarde qui servent également de réseau de téléporteurs, ce qui rend les déplacements encore plus faciles. Rogue Galaxy est par ailleurs agrémenté de cinématiques à certains moments clés du scénario, cinématiques où le cel-shading est tout simplement époustoufflant. Au final, le style graphique très japanime donne la parfaite illusion de jouer une animation nippone. Et au cas où le design des personnages ne plaît pas, la multitude de costumes alternatifs débloquables au cours du jeu devrait suffire à satisfaire tous les goûts.

Fidèle à sa tradition, Level-5 propose un gameplay de type Action-RPG. Les combats se déroulent en temps réel, bien que les rencontres se fassent de façon aléatoire. Malgré ce dernier détail, le système est également assez similaire à Final Fantasy XII, dans le sens où le joueur contrôle directement un personnage sur le terrain, tandis que les deux autres membres de son équipe son contrôlés par l'IA (avec possibilité de leur donner des ordres directs). Cependant, le combat est beaucoup plus dynamique car le joueur combat directement à la manière d'un jeu d'action (comme c'est le cas dans Star Ocean: Till the End of Time). Les deux coéquipiers proposent des actions en cours de combat (se soigner quand besoin est, activer une capacité spéciale lorsque c'est utile, déclencher une attaque spéciale lorsque c'est possible) tout en appellant le nom du personnage contrôlé pour attirer son attention. Le joueur peut valider ces propositions en appuyant sur le bouton correspondant. Cela rend les combats encore plus rapides et fluides, car cela évite beaucoup de navigation dans les menus.
Dans un combat, la stratégie est indispensable, car le niveau du groupe ne suffit pas à lui assurer la victoire. Les combats aléatoires sont parfois aussi difficiles que des combats de "boss"! Afin de survivre, les personnages doivent compter sur leurs armes - une de mêlée et une à distance - que le joueur peut améliorer par un système de fusion et d'évolution qui n'est pas sans rappeller la série Dark Cloud; sur leurs capacités spéciales, qui vont des améliorations de groupe aux sorts d'attaque, et qui s'apprennent via le "Revelation Flow" - une sorte de mélange entre le sphérier de Final Fantasy X et la grille de permis de Final Fantasy XII; parmi ces capacités, une attaque spéciale appellée "Burning Strike": déclenchée grâce à des orbes laissés par les ennemis touchés, cette attaque délivre une puissante volée de coups imbloquables, pour autant que le joueur arrive à entrer la séquence de boutons correspondante avec un bon timing. Il n'y a pas de réelle distinction entre les villes et les donjons, dans le sens où les rencontres aléatoires peuvent se produire même dans certaines villes. La progression est dangereuse, et requert une gestion judicieuse des objets à disposition du joueur. L'équipe comptera éventuellement un total de huits personnages, interchangeables à tout moment, ce qui permet de les utiliser à bon escient en fonction de la stratégie requise. Grâce au système de téléportation via les points de sauvegarde, le joueur peut quitter un endroit dangereux à tout moment pour aller faire autre chose ailleurs (quêtes annexes, achats, level-up, etc.). Malgré une certaine difficulté, Rogue Galaxy privilégie le confort de jeu, ce qui le rend nettement moins frustrant que ce qui aurait pu être. A l'instar de Dark Chronicle, les activités annexes sont légion dans ce titre (conception de nouveaux objets via le système Factory, l'élevage et le combat d'insectes dans le stade Insectron, le système de Chasse qui oppose Jaster aux 99 autres Chasseurs de la Galaxie, la création d'armes via le système de fusion), ce qui offre une grande diversité à un jeu déjà très peu linéaire. De plus, deux donjons bonus - dont un avec des niveaux générés aléatoirement - sont disponibles après la fin du jeu pour les amateurs de défis.

Après une quarantaine d'heures, je me trouve environ à la moitié du jeu. Le scénario, bien que sans trop de surprises dans son ensemble, est très bien mis en scène et agréable à regarder. Le casting des comédiens de doublage compte de très grands noms, et lesdits comédiens font de l'excellent travail. L'histoire de Rogue Galaxy ne s'embarrasse pas d'une grande cape mélodramatique, et reste plutôt légère dans son ensemble (même s'il y a des passages assez tristes). Cette partie de ma critique est sujette à une future édition, car n'ayant pas encore fini le jeu, je ne peux prononcer un avis complet. Le scénario n'est pas le point fort du jeu, mais il est correct, et très efficace dans sa simplicité.

Ceux qui ont goûté aux joies de la série Dark Cloud retrouveront avec plaisir la patte de Tomohito Nishiura dans Rogue Galaxy. La musique est très diversifiée et riche en sonnorités. Dans un jeu où il y a plusieurs mondes très différents, la musique joue un rôle très important pour donner le ton et définir l'atmosphère de l'endroit. Les compositions de Nishiura-san y parviennent très bien. La bande-son de Rogue Galaxy est avant tout une bande-son d'atmosphère, plutôt qu'une composition lyrique. Il y a certes des mélodies mémorables (telle que la merveilleuse chanson qui intervient à quelques moments du jeu, "Dreaming My Way Home"), mais la majorité des thèmes sont plutôt là pour soutenir et souligner les divers endroits parcourus par le joueur. Pour ma part, même si je ne place pas Nishiura-san avec les tout grands compositeurs du jeu vidéo nippon (tels que Motoi Sakuraba, Yasunori Mitsuda ou Hitoshi Sakimoto), je trouve ses compositions agréables, et surtout, en parfaite harmonie avec ce qu'elles mettent en musique. Il y a, bien sûr, un ou deux thèmes peu réussis (le thème de la planète Zerard, notamment, me tape sur les nerfs au bout d'un moment), mais dans l'ensemble, j'écoute l'OST avec plaisir.

Depuis quelque temps, les jeux vidéo sont souvent, voire toujours, agrémentés de cinématiques doublées. Tant et si bien que le doublage devient peu à peu un critère à ne pas négliger, un bon jeu pouvant être détruit par des voix atroces. Fort heureusement, le doublage est un des points forts de Rogue Galaxy. Comme je l'ai mentionné plus haut, le casting comprend de très grands noms du doublage américain, tels que Steve Blum, Michelle Ruff ou encore Crispin Freeman (dès que je vois ce nom-là dans un casting, c'est presque suffisant pour me faire acheter le jeu, faible mortelle que je suis). Inutile de dire que le jeu des comédiens est d'une très grande qualité, et l'histoire est très bien délivrée malgré sa relative simplicité. Il y a beaucoup de scènes parlées dans Rogue Galaxy, ce qui permet d'apprécier d'avantage les voix des comédiens. Par ailleurs, le jeu comprend un système de "Live Chat" (désactivable à volonté), qui consiste en de petits commentaires que font les personnages présents à l'écran tandis qu'ils progressent sur le terrain. Ces commentaires changent en fonction de la situation, et permettent de rappeller au joueur ce qu'il est sensé faire s'il s'est trop laissé distraire. C'est un petit plus vraiment sympathique, et au lieu d'agacer comme on pourrait s'y attendre, rend la progression plus vivante et brise la monotonie: chaque personnage dispose en effet d'un très grand nombre de lignes de dialogue possibles.

Un point important pour nous autres Européens: la localisation. Rogue Galaxy est jouable en plusieurs langues - dont le Français et l'Anglais - et propose également la possibilité de jouer en mode 60Hz. Le manuel est austère et minimaliste, mais la présence de tutoriaux extensifs dans le jeu lui-même compense pour ce détail. Il est malheureusement impossible de jouer avec les voix originales japonaises, mais vu la qualité du doublage américain dans ce titre, ce n'est pas un problème. Dans l'ensemble, la localisation est soignée, et permet aux non-anglophones de profiter pleinement du jeu.

La durée de vie de Rogue Galaxy dépend entièrement du joueur. Comme je l'ai mentionné plus haut, j'ai couvert environ la moitié du jeu en une quarantaine d'heures, mais j'ai passé beaucoup de temps à dévier du scénario. A priori, je pense qu'une cinquantaine d'heures devrait largement suffire pour couvrir le jeu principal sans trop s'attarder. Mais si le joueur désire pousser plus loin l'expérience Rogue Galaxy - en créant armes et objets, en participant aux tournois d'Insectron et en complétant les objectifs de la Chasse - finir le jeu pourrait prendre jusqu'à septante, voire huitante heures (et c'est sans compter les donjons bonus que j'ai mentionnés plus haut). Une fois que j'aurai fini le jeu, je complèterai ma critique en mentionnant mon temps final.

Au final, Rogue Galaxy se place haut dans mon estime. Exempt de défauts majeurs, alliant la difficulté au confort de jeu, c'est un titre efficace et très agréable, utilisant de nombreuses recettes connues pour concoter un plat à la fois unique et familier, servi sur un plateau resplendissant. Avec ce jeu, Level-5 a confirmé mériter une place dans mon coeur auprès de tri-Ace, de Nippon Ichi et de Gust, en tant que compagnie fraîche, créative et proche du joueur.

Peau neuve

le 22/09/2007 à 02h53

~Bloggeries~

Eh non, je ne suis (toujours) pas morte. Il se trouve que cette année n'a pas été aussi clémente avec moi que je l'avais espéré. Après bien des déboires, ma tumultueuse psyché commence enfin à s'appaiser, et ma vie semble à nouveau avoir pied dans la grande piscine de l'existence. Bien sûr, beaucoup reste à faire, mais j'ai la sensation que la crise est passée.

J'ai donc décidé de ressuciter ce petit coin de causerie, et lui apporter l'évolution que j'ai moi-même connue ces derniers mois. Afin de joindre l'utile à l'agréable, je compte donner un autre ton à mes articles. Je ferai de mon mieux pour parfaire mon expression écrite, et j'essaierai de rester aussi constructive que possible. J'aime énormément donner mon avis sur tout, et l'idée est donc de me transformer en critique amateur le temps d'un article. Qui sait, peut-être qu'un jour, ça me servira?

Le thème visuel est spécialement conçu pour être clair, aéré, et simple. J'ajouterai peut-être un peu de couleur par la suite (une légère touche de bleu?), mais ça attendra. L'idée est là. Quant au choix du "sujet"... Nous avons tous vu Ratatouille, n'est-ce pas? Pour ceux qui auraient raté cette merveille (dommage pour vous, vraiment!), il s'agit d'Anton Ego, un critique culinaire extrêmement sévère et inflexible. Aussi curieux que cela puisse paraître, je crois bien qu'il est mon personnage préféré du film. Et lorsque j'ai voulu trouver un nouveau thème pour aller avec mes nouvelles idées, j'ai tout de suite songé à lui. Bien sûr, je ne "casse" pas forcément ce que je critique (je suis même plutôt bon public), mais l'idée était vraiment trop remarquable pour que j'y résiste.

Alors voilà. "Fresh Perspective" ouvre ses portes. Je tâcherai d'écrire au moins une critique complète par semaine, histoire de maintenir un certain rythme de croisière.
Les commentaires seront les bienvenus, surout si vous avez une critique à formuler. :)

Merci, et à bientôt je l'espère.

Synchro!

le 29/01/2007 à 22h16

~Bloggeries~

Eh bé, quel timing! Je franchis la borne des mille visites sur mon blog et sur mon compte deviantArt le même jour. O_o J'aurais voulu faire exprès, j'aurais pas pu. ^^;

Bon bin... à tous ceux qui me rendent visite sur mon petit espace, merci beaucoup. J'espère que vous y aurez trouvé quelque chose de sympa, même si pour le moment, c'est encore un peu vide.

A bientôt!


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